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La BD

Couverture Mokatori Ép. 0

Mokatori, c'est mon premier projet d'album de BD, un récit d'anticipation sur le thème du changement climatique :

Et si les habitants de l'avenir nous envoyait des lettres ?
De 2054 à 2084, de l'Islande à l'Afghanistan, des cataclysmes aux utopies, cinq récits dessinent nos futurs possibles pendant le « Mokatori », le mot pour dérèglement climatique chez les Indiens d’Amazonie Ép. 0 - « La fin » - Mexico, Mexique, 27 novembre 2015
Ép. 1 - « Business as usual » - Reykjavík, Islande, 20 mars 2054
Ép. 2 - « Machine à remonter le temps » - Taipei, 臺北市, Taïwan, 13 novembre 2084
Ép. 3 - « À l'ombre des figuiers » - Farsala, Φάρσαλα, Grèce, 17 juillet 2077
Ép. 4 - « Maîtres de la stratosphère » - Walvis Bay, Namibie, 29 février 2060
Ép. 5 - « Vivants » - Koundouz, کندز, Afghanistan, 3 avril 2072

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Pourquoi les sujets autour du changement climatique génèrent-ils autant d’inertie et d’anxiété ?

Selon un sondage BVA/Place to B sur les Français et le climat paru en mars 2015, seulement 13 % des personnes interrogées estime que la lutte contre le changement climatique est une priorité, mais 79 % pensent que l’on devrait parler plus et mieux du climat, être plus positif (50 %), être plus concret (48 %), être plus participatif (42 %), et être plus pédagogique (40 %). Tout le monde n’est pas climatologue. Et comme le constate le Guardian, « La plupart des gens comprennent le monde à travers des histoires et des images, pas des listes de nombres, des analyses statistiques ou des graphes techniques, et il est donc crucial de trouver des façons de traduire et d’interpréter le jargon technique des rapports scientifiques en quelque chose de plus engageant ». Le compteur tourne, il est temps de s’essayer à un tel récit, et de tenter de transformer un fait scientifique en fait social.

Des lettres du futur

Mais les discours militants ne sont pas toujours ceux que nous sommes prêts à écouter, et il faut aller au-delà du cliché de l’ours polaire. C’est pourquoi le ton de Mokatori se veut assez distant sur les personnages et les histoires pour permettre à chaque lecteur de se construire sa propre opinion et de faire ensuite ses propres choix d’action. Grâce à la forme épistolaire, le récit dessine des noirs et des blancs, mais surtout beaucoup de niveaux de gris sans jugements qui peuvent être lus de différentes façons. Il n’y a donc pas d’impact direct attendu chez le lecteur autre que lui permettre d’imaginer des futurs possibles et lui faire prendre conscience émotionnellement de l’ampleur de l’enjeu.

Ce que j'engage dans ce projet

Pourquoi me suis-je lancé en solitaire dans une BD sur le thème sans fin du dérèglement climatique ? Parce que j'ai compris les faits, que je vois la neige qui fond dans les Alpes, que j'ai rencontré un habitant des îles Salomon qui voit son atoll couler, qu'en construisant une maison bioclimatique j'ai approfondi le sujet et que je me demande si c'est la peine d'apprendre à skier à mes deux garçons. Mais surtout parce que j'ai le sentiment d'avoir une histoire à raconter qui n'a pas encore été racontée, qui n'est pas une histoire d'apocalypse ou de fuite sur une autre planète, et que je vois beaucoup de mes proches et mes parents marcher au bord de l'abîme sans s'en rendre compte. Je veux leur faire comprendre le danger et le défi non seulement avec leur tête, mais aussi avec leur cœur, et je crois que je pourrais y arriver par cette histoire.

Un projet en cours

L’idée a pris forme fin 2014, j’ai commencé l’écriture et le storyboard en 2015 puis auto-publié une petite BD pédagogique et ironique de 8 pages, « à côté » mais sur le même thème, « Le changement climatique expliqué aux grenouilles », en octobre 2015 avant la COP21. Cela m’a permis de tester le processus de création et de publication d’une BD du début à la fin, numérique et papier. Suite à ma participation à la COP21 à Paris (à Place To B), j’ai finalisé le scénario en 2016, pour publier l’épisode 0 sous forme numérique en septembre 2016 (12 pages). L’épisode 1 est en cours de finalisation (26 pages), et je me suis engagé à le publier ce mois de juillet 2017, bien que j’avance ce projet sur mon temps libre et sur mes fonds propres. L’album complet comprendra une centaine de pages, et c’est le format A5 que j’ai choisi pour faciliter la lecture numérique de l’album en plus de la lecture papier, car il est proche d’une tablette, et peut être lu sans mise à l'échelle du texte sur un écran.

Le choix du libre

Par respect pour mes lecteurs, pour encourager les œuvres dérivées et pour ne pas freiner la diffusion de Mokatori, j'ai choisi de diffuser ma BD sous licence libre (la Creative Commons By-Sa, celle de Wikipédia). Je ne travaille que avec des logiciels libres et je mets à disposition les fichiers sources de ma BD.

Et des choix graphiques

Pour le dessin, je travaille en numérique, avec Krita, logiciel libre dédié au dessin sur tablette graphique, et mes recherches stylistiques ont abouti à un trait large, semi-réaliste, qui est la plupart du temps noir mais que je peux inverser en blanc ou exceptionnellement mettre en couleur. De plus je rajoute des textures à ma couleur pour des effets de matière qui cassent l'aspect trop lisse du dessin numérique.

Envie de lire la suite de Mokatori ? Devenez mécène de Nylnook sur Tipeee

Le mécénat participatif

Le monde de la BD n'est pas rose pour les auteurs aujourd'hui, et la plupart des auteurs ne vivent pas de leur travail, voir le documentaire « Sous les bulles » de Maiana Bidegain, ou la parodie écrite par BDencre.

Heureusement, on est en 2016, et Internet existe. Et l'auto-édition aussi. Et il a des tas de gens qui ont des bonnes idées et qui montrent le chemin. Alors j'ai une autre solution : m'adresser à toi, chère lectrice ou cher lecteur, pour te demander ton soutien.
Du mécénat participatif ça s’appelle. Tu connais le financement participatif, le « crowdfunding » ? Où un créateur s'adresse « à la foule » via Internet pour financer ponctuellement un projet, comme l'impression d'un album de BD ?
Hé bien, le mécénat participatif, c'est presque pareil, mais ce n'est pas ponctuel, c'est « durable » (hou, il est bien placé ce mot-là !).

Toi, chère lectrice ou cher lecteur, tu deviens coproductrice ou coproducteur de Mokatori en devenant ma ou mon mécène sur Tipeee. Chaque mois, une petite somme de ton choix m'aidera à chasser les soucis du quotidien pour me concentrer sur la création de ce projet. Les petits ruisseaux font les grandes rivières, et 1 € par mois, c'est déjà beaucoup !

Petit à petit, Inch’Allah, je pourrai consacrer de plus en plus de temps à ce projet, et les épisodes suivants sortiront plus vite. Tu commences quand tu veux, tu arrêtes quand tu veux. Et tu participes à la création en tant que coproductrice/teur : je publierais au fur et à mesure l'état de mon travail dans les coulisses (les news Tipeee), et tu pourras me donner ton avis, voir modifier ou ajouter des phrases, des cases et même des personnages. Car je suis persuadé que tu pourras enrichir mon travail, et Mokatori deviendra petit à petit une œuvre collective !

Coproducteur

Description des contreparties

Contreparties

À quoi va servir le financement ?

Vos tips (pourboires) visent principalement à me donner du temps pour écrire et dessiner. Aujourd'hui je vis de mes contrats freelance, et chaque tip m'éloigne de l'obligation de chercher et réaliser des contrats pour me donner plus de temps sur la BD. De plus cela me permet aussi de réaliser des illustrations bonus et de partager avec vous des outils (brosses, textures, police d'écriture, modèles de pages…) et des making of que je n'aurais pas forcement le temps de réaliser sinon. Une petite partie du financement va également venir de la vente des ebooks sur les grosses librairies en ligne (Amazon, la Fnac…), et une autre de la vente des BDs imprimées.

À propos de moi

Camille Bissuel
Photo by Elisa de Castro Guerra

Je m'appelle Nylnook (aka Camille Bissuel), je suis illustrateur, j'ai grandi et vis dans les Alpes françaises. En 2008, après des études de philosophie puis de graphisme, je m'installe comme graphiste indépendant et choisis le dessin numérique et les logiciels libres comme outils. Je travaille chez moi, en équipe dès que j'en ai l'occasion, et pour faire ce que j'aime le plus je me spécialise dans l'illustration en 2013 sous le nom de Nylnook, le nom d'un personnage imaginaire, un lutin du Pôle Nord, touché lui aussi par le changement climatique.

J'ai déjà publié une petite BD et de nombreuses illustrations sous licence libre téléchargeables comme fond d'écran, sur mon site web, et j'ai participé à l'écriture de trois manuels sur mes outils quotidiens (Scribus, Blender pour le jeu vidéo, Creating Point and Click Games with Escoria).

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F.A.Q.

les épisodes ont des longueurs inégales, si je demandais des contreparties par épisodes, cela m'obligerait à bâcler les épisodes les plus longs, ce que je ne veux pas faire.

Je posterai les mêmes choses sur la newsletters et les news ouvertes à tous de Tipeee, mais les croquis, scénario et choses inaboutis et que l'on peut encore modifier ne seront publiées que dans les news réservées au tipeurs.

Oui, j'ai créé une page Patreon si tu préfères, même si la principale restera celle de Tipeee.

Oui, j'ai créé un profil Liberapay si tu préfères, même si la principale restera celle de Tipeee.

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